Le calcul part de la maison, pas de l’appareil
Deux maisons de même superficie à Trois-Rivières n’ont pas les mêmes besoins : l’isolation, les fenêtres, l’étanchéité à l’air et l’orientation changent la quantité de chaleur perdue en hiver. C’est pourquoi Ressources naturelles Canada demande de déterminer les charges de chauffage et de climatisation avec une méthode reconnue, comme la norme CSA F280-12, et recommande de confier ce calcul à un professionnel. Demandez à l’entreprise si elle fait ce calcul, et sur quelles données : plans, mesures sur place, évaluation énergétique existante.
Trop petite ou trop grosse : deux problèmes différents
- Sous-dimensionnée : selon le même guide, le chauffage d’appoint (plinthes, fournaise) fonctionne plus souvent. La facture d’électricité baisse moins que prévu.
- Surdimensionnée : l’appareil démarre et s’arrête sans cesse. Ressources naturelles Canada cite l’inconfort, l’usure de la thermopompe et une consommation en veille.
Une puissance plus élevée n’est donc pas une marge de sécurité gratuite.
Le point d’équilibre et la température de coupure
Le guide définit le point d’équilibre thermique comme la température extérieure où la capacité de chauffage de la thermopompe égale les pertes de chaleur de la maison. Sous ce point, elle ne fournit qu’une partie du chauffage et un appoint prend le relais. La plupart des thermopompes à air ont aussi une température minimale de fonctionnement ; pour les modèles récents, elle se situe entre −15 °C et −25 °C. Pour un hiver en Mauricie, demandez les deux chiffres pour le modèle proposé : la capacité à basse température et la température de coupure.
Les thermopompes dites « pour climat froid » combinent un compresseur à vitesse variable et des échangeurs améliorés pour garder plus de capacité au froid. Ce sont souvent celles qu’on propose ici, mais le nom commercial ne dispense pas de vérifier la fiche technique.
Lire les cotes d’efficacité
- CPSC (HSPF en anglais) : efficacité moyenne sur toute la saison de chauffage. Plus le chiffre est élevé, plus l’appareil est efficace. Ressources naturelles Canada précise que les valeurs publiées correspondent à un climat semblable à celui d’Ottawa et peuvent être plus faibles là où l’hiver est plus long.
- SEER2 : efficacité moyenne en climatisation sur l’été.
- CP (coefficient de performance) : rapport instantané entre la chaleur fournie et l’électricité consommée, à une température donnée.
Pour comparer deux soumissions, comparez les mêmes cotes pour la même combinaison d’unités intérieure et extérieure. La combinaison exacte compte aussi pour l’admissibilité à LogisVert.
Ce que la soumission devrait contenir
- Le calcul des charges, ou au moins la méthode et les données utilisées.
- La capacité de chauffage à basse température et la température de coupure du modèle.
- Le chauffage d’appoint prévu et ce qui le déclenche.
- Les cotes CPSC et SEER2 de la combinaison proposée.
Pour situer le budget, voyez les repères de prix publiés et ce que comprend une installation.